Votre document unique date d'avant juillet 2025 ? Il est incomplet.
Depuis le 1er juillet 2025, l'employeur doit évaluer les risques liés aux fortes chaleurs, en intérieur comme en extérieur : c'est l'article R. 4463-2 du Code du travail. Diagnostic Prévention pose onze questions, prend trois minutes et vous rend trois priorités. Pas d'inscription, et rien ne quitte votre navigateur.
La chaleur n'est pas dans votre document unique
Article R. 4463-2
Un véhicule sert au travail sans que le risque soit évalué
Articles L. 4121-1 et R. 4321-1
On monte sur un escabeau sans équipement adapté
Articles R. 4323-81 à 88
Prix
100% Gratuit
Compte requis
Aucun
Vos réponses
Rien n'est envoyé
Durée
3 minutes
Deux obligations créées depuis juillet 2025
41 % des établissements de moins de dix salariés tiennent un document unique à jour. Au-delà de 250 salariés, ils sont 91 % (Dares). L'écart ne tient pas au sérieux des patrons de TPE, il tient au temps que demande la veille réglementaire quand on est seul à la faire.
La chaleur entre dans le document unique
Le décret 2025-482 du 27 mai 2025 crée l'article R. 4463-2 : l'employeur évalue les risques liés aux fortes chaleurs, à l'intérieur comme à l'extérieur. Un atelier sous tôle et un salon en vitrine sud sont concernés au même titre qu'un chantier.
Tout document unique rédigé avant cette date est incomplet, quel que soit le métier.
Vos installations techniques, tous les trois ans
L'article PE 4 § 2 de l'arrêté du 25 juin 1980 impose désormais à tout établissement recevant du public de faire vérifier électricité, gaz et chauffage au moins tous les trois ans. La plupart de ces métiers en sont : un salon, une boulangerie, un restaurant. Une entreprise de nettoyage, elle, intervient chez ses clients — ses propres locaux ne reçoivent pas de public.
Cette périodicité n'existait pas avant : le texte disait « en cours d'exploitation », sans échéance. Elle a trois mois, et la plupart des sources en ligne l'ignorent encore.
7 métiers sur 45
Chaque métier demande son propre travail de vérification dans le Code du travail et dans les données de sinistralité. Le dernier a été ajouté le 23 septembre. Si le vôtre n'y est pas encore, l'outil vous le dit tout de suite et vous renvoie vers OiRA, l'outil gratuit de l'INRS.
- Boucherie ou charcuterie
- Boulangerie ou pâtisserie
- Boutique, magasin de vêtements, fleuriste, meubles
- Restaurant, café ou hôtel
- Salon de coiffure
- Garage, réparation ou vente de véhicules
- Entreprise de nettoyage
Deux exemples de ce que l'outil regarde
Ce qui distingue un métier d'un autre, ce sont ses risques dominants — et ils ne sont pas ceux qu'on imagine.
Coiffure
On s'y blesse un tiers de fois moins souvent qu'il y a dix ans. Mais chaque accident immobilise maintenant 90 jours au lieu de 47. Et le métier enregistre presque autant de maladies professionnelles que d'accidents : 689 contre 781, là où le rapport est de 1 pour 30 dans les autres secteurs. Ce sont les gestes répétés et les produits qui coûtent, pas les chutes.
Garage et commerce automobile
Le métier concentre 18 % de toutes les maladies liées à l'amiante reconnues en France : 41 cas en 2024, deuxième rang sur quarante-cinq métiers. Elles viennent des freins et des embrayages des véhicules anciens, et se déclarent vingt à quarante ans après l'exposition. Le secteur compte aussi 27 décès en 2024, dont 13 sur la route.
Données de sinistralité : Assurance Maladie — risques professionnels (data.ameli.fr), sous licence ODbL. Références juridiques : Légifrance. Contenu vérifié en source primaire, avec la date de dernière vérification affichée dans l'outil.
Ce diagnostic ne remplace pas votre document unique
Le document unique d'évaluation des risques est obligatoire dès le premier salarié, et il n'a pas le même contenu : il recense tous les risques de l'entreprise, unité de travail par unité de travail, et se met à jour chaque année. Diagnostic Prévention sert à savoir par où commencer et ce qui est en retard. C'est un point de départ, et l'outil le rappelle lui-même à la fin.
Onze questions, trois minutes
L'outil s'ouvre directement dans votre navigateur. Pas de compte à créer, pas d'adresse à laisser, aucune de vos réponses n'est transmise.
Lancer le diagnostic
Onze questions d'abord, quinze autres si vous avez cinq minutes
Trois minutes, de tête
Vous tapez votre métier, puis vous répondez à onze questions qui portent sur ce que vous voyez tous les jours : la hauteur des bacs, les gants, la fosse, le véhicule de service, l'escabeau. Aucun document à sortir. L'outil en tire les trois priorités de votre entreprise, pas quarante lignes de recommandations.
Cinq minutes, avec vos papiers
Le second passage ajoute quinze questions qui demandent des dates : dernier contrôle électrique, dernière vérification du pont élévateur, dernier passage sur la ventilation. L'outil calcule alors quelles échéances sont dépassées. C'est ce que l'inspection du travail regarde en premier, et ce qui se constate en dix secondes.
« Je ne sais pas » est une réponse acceptée. Chaque fois que vous la choisissez, l'outil range la question dans une liste à part et vous dit où trouver la réponse : la facture de l'électricien, la carte grise du véhicule, l'attestation remise à la fin d'une formation. Vous repartez avec une liste de vérifications, pas avec un trou.